Qui suis-je?

Diplômé en 1979 ; j'ai exercé dès 1980 en cabinet libéral et en centre hospitalisation pédiatrique.
Dans ce centre, j'ai organisé les premières actions d'éducation alimentaire pour des enfants et adolescents diabétiques et obèses, durant cette période, j'ai complété ma formation en nutrition par un diplôme universitaire.
Puis je me suis formé aux approches comportementales appliquées aux troubles alimentaires et aux problèmes de poids.
Je suis membre du groupe de reflexion sur obésié et surpoids( GROS) et participeà la prise en charge pluri disciplinaire des troubles alimentaires .
J'exerce également en centre de convalescence et plus particulièrement dans les domaines de la dénutrition et des suites des amputations du tube digestif .
Je consulte à Cabestany 66330 -
Secteur Médipole 04 68 50 31 18 -06 6941 49 30
Vous pouvez me joindre par courriel joubert.daniel@orangefr
  • Je vous reçois   :
  • si vous avez des problèmes avec la nourriture ( troubles alimentaires  majeurs ou mineurs voir test )
  • si vous souhaitez  des conseils pour organiser votre alimentation : femme enceinte, femme allaitant, sportif, personne travaillant en horaires décalées…
  •  si vous avez  une  pathologie nécessitant  une prise en charge nutritionnelle : hypercholestérolémie, diabète, insuffisance rénale, mucoviscidose, allergie alimentaire, maladie de Chron, inconfort intestinal, reflux gastro œsophagien, suite d'une amputatation du tube digestif
  • si vous souhaitez perdre du poids par soucis de santé ou d’esthétique.

          


 

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Mardi 11 mars 2008
Pour beaucoup de nos contemporains, manger n’est plus un plaisir, mais un souci, une corvée, un source d’angoisse et de culpabilité. On a peur de manger trop ou de manger mal. Nous sommes assaillis de messages permanents nous détaillant par le menu tous les dangers qui nous guettent, au premier rang desquels se trouvent le cancer et l’obésité.
Or, il se trouve que, malgré tous ces poisons, nous vivons de plus en plus vieux. Certes, nous mourons davantage de cancer, mais moins d’autres maladies. Sans doute faut-il mourir de quelque chose… En 2006, en France, l’espérance de vie était de 77,2 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes en France métropolitaine. Cette espérance de vie a augmenté de 20 ans entre 1935 et 1996. Entre 2000 et 2005, le gain annuel est de 2,5 mois pour les hommes et 2 mois pour les femmes. Un tel allongement de la vie, extraordinaire, inouï, serait-il possible si notre nourriture était aussi mauvaise qu’on le dit ? Il faut se rendre à l’évidence : ces aliments imparfaits, incomplets, pollués, industrialisés, suffisent bel et bien à nous maintenir en vie tout ce temps-là ! Et même, ajouterai-je, à nous donner bien du plaisir.
Et l’obésité, me direz-vous : elle monte, nous dit-on, à la vitesse d’un cheval au galop, comme la mer dans la baie du Mont Saint Michel. Allez-vous me croire : nous autres, Français, sommes parmi les plus minces de tous les pays industrialisés. En fait, seul le Japon fait mieux. Selon l’OMS, les femmes françaises de plus de 30 ans, avec un taux prévisionnel d’obésité pour 2015 de 8 à 15% (contre 30 à 45% pour l’Allemagne et la Grande Bretagne) seront les Européennes les plus minces. Quant aux Français mâles, ils ne prennent que la deuxième place.
Certes, comme partout ailleurs, les Français ont tendance à grossir, mais nous partons de tellement plus bas…
On est en droit de conclure qu’il existe en France un facteur de protection contre l’obésité, qui semble malheureusement en voie d’effritement.
Mais quel est-il ? Avons-nous une génétique différente ? Bien sûr que non. Est-ce une affaire de climat, plus favorable ? Laissez-moi rire. Sommes-nous plus obéissants, respectons-nous les règles de la diététique davantage que les autres ? Certainement pas, et même, ce serait plutôt le contraire…
Claude Fischler et Estelle Masson, deux sociologues, ont leur petite idée sur la question et viennent de publier un ouvrage éclairant sur le sujet, rapportant les résultats d’une étude internationale multicentrique : ce qui caractérise les mangeurs français, c’est la recherche du plaisir gustatif et la convivialité. Ce qui caractérise les Américains, qui se situent à l’autre bout du spectre, c’est le centrage sur la diététique et une alimentation où chacun est individuellement responsable de ce qu’il mange. Ainsi donc, manger avec plaisir et partager ce plaisir ne seraient pas de petits à-côtés, mais le principal !
Je me réjouis de cette conclusion, qui recoupe totalement mes constatations de clinicien, qui va dans le même sens que ce que nous proposons sur ce site, depuis des années.
Manger en paix, avec sérénité, de bonnes choses que l’on aime, en sachant les partager, n’est pas un luxe, mais un impératif de santé. Ce sont des conditions nécessaires pour pouvoir être à l’écoute de ses sensations alimentaires et, donc, pouvoir manger juste.
Manger ainsi n’est pas seulement bon pour le corps, mais aussi pour le mental. J’irai même plus loin : manger en paix est une méthode d’épanouissement personnel, un art de vivre. Cela demande donc une certaine discipline, de la concentration. Manger est un acte important, qu’on ne peut pas se permettre de bâcler.
Une bonne part des Français y parvient encore, cahin-caha, et ceux qui ont lâché la rampe feraient bien de s’y remettre.
Telle est l’ambition de mon dernier livre qui, comme vous vous en doutez, s’appelle « Mangez en paix ! » et qui, je l’espère, devrait permettre à tous ceux qui angoissent et culpabilisent, à tous ceux qui ont perdu leurs repères alimentaires, qui ne savent plus ce que manger veut dire, de retrouver la sérénité, de faire le bon poids.
Quant à nos politiques, qu’ils y songent : la France possède là un art de vivre qu’il convient d’entretenir, et même d’exporter !  
Article de Gérard Apfeldorfer    www.gros.org
Claude Fischler, Estelle Masson. Manger, Français, Européens et Américains face à l’alimentation. Ed. Odile Jacob, 2008.
Gérard Apfeldorfer. Mangez en paix ! Ed. Odile Jacob, 2008.



Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : Diététique, regimes, nutrition
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Jeudi 6 mars 2008
Un grand nombre d’enquêtes montre que le nombre de gens qui sont insatisfaits de leur image corporelle a plus que doublé depuis.envrron trente ans.
Plus de la moitie des femmes et presque la moitie des hommes sont insatisfaits de leur apparence corporelle
L’insatisfaction porte surtout sur les formes corporelles, chez les femmes, ces insatisfactions sont bien connues chez les hommes, elles le sont moins et de plus en plus présentes.
Les hommes deviennent eux aussi prisonniers des images des magazines.
Les demandes sont un peu différentes des demandes féminines, elle sont surtout en relation avec la recherche d’un corps plus ou moins sculpté à l’image des modèles masculins des revues.
Alors quels conseils peut donner le diététicien face à cette demande?
Là aussi la réponse peut paraître ambigue mais il ne faudrait pas croire contrairement aux tendances actuelles que tout est possible et qu 'il ne s'agit que de volonté : le corps a souvent ces raisons que la raison a perdues
La question que les jeunes  hommes posent est le plus souvent : je voudrais prendre du poids mais la demande réelle est le plus souvent je veux être plus sclupté.
Il faut  en premier lieu analyser le niveau de la préoccupation par rapport à cette insatisfaction.
Ce trouble empêche t-il de vivre au quotidien , nuit-il aux relations sociales , entraîne-t-il des rituels ( éviter les miroirs ou l’inverse), pousse-t-il a vouloir chambouler vos choix naturels d’aliments ?
Si vous répondez oui je pense qu’il faudra en premier lieu en parler avec un psychologue, ce mal-être par rapport à votre corps pourrait avoir d’autres racines même si vous arrivez à modéliser ce corps selon votre goût actuel, vous serez à nouveau insatisfait dans quelques temps car vous le trouverez toujours imparfaitet ainsi de suite.
Il faut savoir qu’il existe des maigreurs constitutionnelles  si vous avez toujours été plus maigre que vos camarades , si dans votre famille il y a  beaucoup de très minces  si vous avez perdu du poids depuis quelques temps ( dans ce cas il faudra consulter votre médecin de famille )
Il faudra aussi prendre en compte votre âge car les  croissances (staturale ( en hauteur) et pondérale ( en masse ) ne se font pas toujours simultanément ; parfois chez les garçons la fin de la croissance pondérale est plus tardive .
Posez le problème du tabac qui réduit l’appétit spontané
Evaluez le stress
Il s’agira aussi d’évaluer les apports alimentaires , choisissez –vous vos aliments en tenant compte de vous goûts de vos envies ou tentez-vous de contrôler ?
Comme vous avez pu le lire dans d’autres articles de mon blog, je pense que le contrôle est nocif car seules les sensations sont aptes à nous informer sur
Si l ‘activité physique peut permettre d’augmenter la masse musculaire, elle entraîne aussi des dépenses énergétiques qui seront compensées par une augmentation des apports énergétiques
Il n’y a pas lieu dans le cadre d’une vie courante de faire des choix alimentaires spéciaux.
Une alimentation variée spontanément équilibrée suffit
L’augmentation des apports en protéines naturelles ou poudre n’est pas souhaitable car il faut de certains apports en calories glucido-lipidiques pour utiliser 1 g de protéines.
Il faut ajouter que la synthèse naturelle (la fabrication ) de la masse musculaire a ses limites.
Alors il reste à proposer a ceux qui veulent avoir des formes plus musclées de pratiquer des activités physiques de type salle de musculation ou renforcement musculaire en sachant que dans bien des cas quand ils arrêteront ils retourneront a leur forme initiale

Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : Diététique, regimes, nutrition
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Jeudi 28 février 2008
L'obésité est déterminé par l'indice de masse corporelle* (IMC) ou body mass index (BMI) en anglais. L'IMC est le poids divisé par la taille au carré. Si une personne mesure 1m75 et pèse 80kg, l'IMC sera de 26.12 ( 80/(1.75x1.75) ).
Un IMC conpris entre 18.5 et 25 est considéré "normal".
Pour les indices compris entre 25 et 30 on utilise la notion de surpoids.
Ce terme devrait être relativisé car on peut être dans cette tranche tout en étant à son poids de forme ,il faut prendre en compte le fait d’avoir changé d’indice en quelques années .
 L'obésité est définie lorsque l'IMC est supérieur à 30.
Au dessus de 40, on parlera d’obésite morbide c’est à dire qu’elle devient dangeures pour la santé même s’il n’y a pas d’autres maladies associées ( diabèten hypertension , hyper cholestérolemie …)


Selon les derniers chiffres fournis par la Commission européenne, dans 20 des 25 pays de l'Union Européenne l'IMC moyen de la population adulte est supérieur à 25.
Cinq pays seulement dont la France ont un IMC moyen considéré normal.




Les poids lourds européens :

  • Malte - 26.6
  • Grèce - 25.9
  • Finlande - 25.8
  • Luxembourg - 25.7
  • Hongrie - 25.6
  • Chypre - 25.6
  • Lithuanie - 25.5
  • Slovenie - 25.5
  • Danmark - 25.5
  • Royaume Unie - 25.4

 

Les "poids plume" européens :
  • Italie - 24.3
  • France - 24.5
  • Autriche - 24.8
  • Pologne - 24.8
  • Pays Bas - 24.9
  • Slovaquie - 25.0
  • Belgique - 25.1
  • Lettonie - 25.1
  • Estonie - 25.2
  • Tchequie - 25.2
Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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Jeudi 14 février 2008
Les édulcorants (succédanés chimiques du sucre sans calories) amèneraient à manger plus et à prendre du poids selon une recherche publiée dans le journal Behavioral Neuroscience (1).selon l’étude publiée par l'American Psychological Association (APA)

Les chercheurs font l'hypothèse que le fait que le goût sucré  n’étant pas  accompagné des calories normalement associées au sucre les mécanismes normaux de l'organisme  sont perturbés.
Ces résultats sont corroborés par  les informations de plus en plus fréquentes indiquant que les personnes qui consomment le plus d’aliments lights sont les plus touchées par l’obésité.

Selon les chercheurs en psychologie de l'Université Purdue. ce problème d'autorégulation pourrait expliquer en partie pourquoi l'obésité a augmenté en même temps que l'usage des édulcorants artificiels, notamment dans les boissons gazeuses,

Ils ont montré que comparativement à des rats ayant mangé du yogourt (yaourt) sucré (sucre de table contenant 15 calories par cuillerée à thé), ceux qui avaient mangé du yogourt sucré avec de la saccharine, un édulcorant, consommaient par la suite plus de calories, prenaient plus de poids,  et ne compensaient pas en réduisant l’apport calorique aux repas suivants 

Les auteurs, Susan Swithers et Terry Davidson, font l'hypothèse qu'en brisant la connection entre la sensation de sucre et la nourriture calorique, la saccharine change la capacité de l'organisme de réguler la prise d'aliments.

Les autres sucres artificiels tels que l'aspartame, le sucralose et l'acésulfame-K peuvent avoir les mêmes effets, croient les chercheurs, celà devra être experimenté

Donc il s'agirait d'avoir une très grande reserve quant à l'utilisation des édulcorants partout  particulièrement quand ces aliments ciblent  pour tous ceux et celles qui veulent controler leurs apports caloriques
Il est préférable de consommer les aliments normalement sucrés en prenant soin de les déguster.


Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : Diététique, regimes, nutrition
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Jeudi 14 février 2008
L'hyperphagie, trouble alimentaire plus fréquent que l'anorexie et la boulimie

C’est ce  qui ressort d’une étude américaine mené par des chercheurs en psychiatrie de l’université d’Harvard publiée Journal Biological Psychiatry, February 2007 et confirmée en France dans divers congrès sur les troubles alimentaires
Tandis que la Boulimique parvient à contrôler son poids tant bien que mal par le vomissement provoqué ou d'autres méthodes, l'hyperphage boulimique n'utilise pas de telles techniques et est donc la plupart du temps en surpoids.
Selon les premières estimations, 20 à 50 % des individus en surpoids qui consultent en vue de maigrir seraient sujets à des troubles du comportement alimentaire de ce type.

L'hyperphagie ("binge eating"), consiste à manger en grande quantité avec une notion de perte de contrôle  et de façon régulière (quelques fois par semaine). Cette prise se fait de façon rapide.
Ce comportement s’accompagne d’une perte de l’estime de soi et d’une forte culpabilité comme dans la boulimie avec vomiissement
On le retrouve de façon fréquente chez les personnes essayant de contrôler leur poids en pratiquant un  régime.
Les personnes présentant ce trouble éprouve une grande honte
 
Dans un épisode d'hyperphagie, une personne peut, par exemple, prendre un repas complet, suivi d'un litre de crème glacée pour dessert et d'un sac de chips  ou manger 5 à 6 pâtisseries sans  être capable de s'arrêter.

Selon cette recherche, pour laquelle 9 000 participants ont été interrogés, 3.5% des femmes et 2% des hommes font de l'hyperphagie, définie comme des épisodes de consommation excessive et incontrôlée de nourriture, bien au-delà de la satiété, qui se produisent au moins deux fois par semaine.
Comparativement, l'anorexie est présente chez moins de 1% des femmes et 0.3 des hommes et la boulimie se retrouve chez 1.5% des femmes et 0.5% des hommes.

Selon l'auteur principal de la recherche, Dr. James I. Hudson, il s'agit bel et bien d'un trouble alimentaire et il mériterait plus d'attention de la part des professionnels de la santé.
Les comportements d'hyperphagie persisteraient en moyenne environ 8 ans, tout comme la boulimie, comparativement à une moyenne d'environ 2 ans pour l'anorexie.
Les troubles alimentaires  hyperphagie, boulimie et anorexie coïncident souvent avec des troubles de l'humeur comme la dépression et l'anxiété selon les chercheurs.
La prévalence de troubles alimentaires est la plus grande chez les 18-29 ans et la moins grande chez les plus de 60 ans.

Les chercheurs considèrent que ces résultats  amènent des arguments scientifiques supplémentaires en faveur de l'inclusion de l'hyperphagie dans la prochaine édition du DSMIV.

Il est important de bien diagnostiquer ce trouble et d'aider les personnes atteinte a en parler.
Souvent ces personnes ont un jugement très négatif sur eux et se pensent dépourvues de volonté alors que c'est sans doute une croyance exagérée en la volonté qui aboutit a cette conduite.
L' hyperphagie est une contre indication aux régimes





Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : Diététique, regimes, nutrition
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Mardi 12 février 2008
Un peu partout, les spécialistes des troubles alimentaires constatent que l'anorexie avant l'adolescence est en augmentation. "Lors d'un congrès sur l'anorexie organisé en juin 2005 par le célèbre National Institute of Health (NIH), les spécialistes n'en avaient que pour ce nouveau phénomène (...).

Si on s'inquiète tant, c'est que l'anorexie à l'enfance n'est pas qu'une banale affaire de perte de poids. Grave à tout âge, l'anorexie chez les jeunes enfants entraîne l'arrêt complet de la croissance.

(...) À l'âge prépubère, il y a normalement durcissement des os, renforcement du coeur et augmentation de la masse du cerveau pour se préparer à la croissance accélérée du corps qu'entraînera bientôt l'adolescence.

Or l'anorexie nerveuse a de graves conséquences sur le corps et les signes vitaux. Privé d'énergie pour fonctionner, le corps sous-alimenté réduit la circulation sanguine en périphérie pour la concentrer vers le muscle cardiaque, provoquant ainsi l'hypothermie dans les membres et une chute de la pression artérielle. Le rythme cardiaque chute jusqu'à 50 battements à la minute, voire 30 ou 40 battements la nuit.

À ce stade, c'est l'alerte. «C'est notre critère pour les hospitaliser. En bas de 50 battements à la minute, il faut les surveiller de près jour et nuit car il y a des risques d'arrêt cardiaque», soutient le Dr Wilkins.

Parmi les maladies mentales, l'anorexie nerveuse est en effet celle qui affiche le plus haut taux de mortalité avec jusqu'à 10 % de décès. La principale cause de décès est d'ailleurs l'arrêt cardiorespiratoire, provoqué par un déséquilibre électrolytique, ou l'hypokaliémie, une carence en potassium qui peut entraîner l'insuffisance respiratoire.

Avant d'en arriver là, le corps est soumis à de rudes épreuves. Affamé, il commence à se nourrir de masse musculaire. Privé des gras essentiels à sa croissance, le cerveau s'atrophie et sécrète un taux anormal de sérotonine. Alerté, le corps commence à libérer du cortisol, une hormone du stress qui empêche les os de durcir normalement. La carence en protéines rend la peau et les cheveux secs et cassants."
Source: Psychomedia
La politique actuelle de prévention généralisée contre ce qu’on appelle l'épidémie d'obésité menée dans tous les pays industrialisés entraîne une activation des prédispositions probablement génétiques des troubles alimentaires en général ( anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique)
Certes une politique de santé contre l'obésité doit être menée, mais il faut impérativement réviser nos actions actuelles.
Les messages qui sont distillés sur nos écrans du type “ tu dois manger moins gras moins sucré moins salé ” conduisent à un affolement de certains jeunes enfants qui sont terrorisés à l'idée de devenir gros.
Si d'autre part cette idée est confortée par les parents ou même le médecin ou la médecine scolaire et que l'on parle de régime ou de faire attention.
Cette attitude entraînera chez l'enfant “ docile ” une adhésion à ces principes un temps avec soit un risque de surenchère dans la restriction soit perte de contrôle.
L'enfant plus inscrit dans la contradiction appliquera dès le début les règles opposées.
Il est grand temps de revoir la copie et de délivrer des messages plus cohérents




 
Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : comportement alimentaire TCA
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Vendredi 11 janvier 2008
Pourquoi y a-t-il plus de gros chez les pauvres (et que faire pour que ça change)?


C’est un fait avéré : alors qu’autrefois, avoir des rondeurs, une panse large et bien remplie était un signe extérieur de richesse, c’est désormais un signe extérieur de pauvreté. Dans les pays industrialisés, plus on est pauvre, et plus on a statistiquement de chance d’être gros ou obèse. Une étude de l’INRA présentée en 2005 montre qu’on trouve en France 16% d’ouvrières obèses contre 4% de cadres ou de professions intermédiaires.
Pourquoi donc ? La réponse officielle, des pouvoirs publics, des bien-pensants, est de vilipender la junk-food, grossissante et pas assez chère ; les fruits et les légumes, dont la consommation intensive permettrait la minceur, seraient quant à eux bien trop chers. La solution consisterait donc à taxer les aliments gras et sucrés, et peut-être, pourquoi pas, avec cet argent récolté, de subventionner les fruits et les légumes.
Une étude de 2001 des docteurs Delestre et Meyer, met elle aussi en évidence le lien entre obésité et pauvreté, et ces éléments de l’étude ont été souvent repris, y compris dans des rapports destinés aux pouvoirs publics. Mais on laisse de côté le principal résultat de cette étude : les femmes obèses, en précarité financière, seraient plus stressées et plus déprimées que la moyenne.

Nous savons bien, nous autres cliniciens ayant affaire à des personnes en souffrance avec leur poids et leur comportement alimentaire, combien il est fréquent qu’on mange pour minorer sa souffrance psychique. C’est même, selon nous, une cause majeure de surconsommation alimentaire dans les pays industrialisés. On se tourne alors préférentiellement vers les aliments gras et sucrés, qui permettent d’éteindre ou de diminuer les incendies de l’âme, de calmer temporairement les angoisses et la déprime, bien plus efficacement que les fruits, les légumes et les yaourts à 0% de matière grasse.
Être pauvre aujourd’hui, en Occident, provoque en soi un état de stress et de dépression. Quand on est pauvre, la vie est encore plus rude, plus compliquée, plus aléatoire que lorsqu’on dispose d’un peu plus d’argent. On est tenaillé par la peur du lendemain. Et puis, en permanence, du fait de l’omniprésence des médias, on est confronté à une richesse inouïe, comme à portée de main, mais dont on ne peut pas profiter.
On se sent aussi coupable et honteux de ne pas pouvoir offrir à ses enfants la même vie, les mêmes objets que possèdent leurs petits camarades. Mais au moins, on peut leur acheter à manger des aliments consolateurs, c'est-à-dire là encore, gras et sucrés.
Il me semble aussi que les pauvres d’aujourd’hui, dès lors qu’ils sont transformés en assistés, se voient privés de leur dignité. Comment, alors, se respecter soi-même, se vouloir du bien ? Le mépris de soi, lui aussi, conduit à manger sans respect pour son corps, sans pouvoir tenir compte des messages qu’il nous adresse, c'est-à-dire des sensations alimentaires.

Manger n’est pas la seule façon de lutter contre le stress. Certes, il y a la relaxation, la psychothérapie et l’écoute du chant des baleines. Mais ces techniques sophistiquées sont réservées aux riches, ayant des stresses de luxe. Les pauvres ont quant à eux recours à des techniques plus traditionnelles, comme fumer, boire plus que de raison, faire du tapage, devenir violents avec leurs proches ou rechercher la bagarre avec des inconnus.
Mais le peuvent-ils encore ? Dans une société de plus en plus policée, où les moindres comportements déviants sont réprimés, mieux vaut se tenir à carreau et se contenter de boulotter ses friandises industrielles et ses pizzas surgelées dans son coin. Voilà qui, certes deviendra plus onéreux si on institue une taxe sur ces produits (voir à ce sujet: Où l’on reparle de la fat tax! Septembre 2007), mais qui ne justifie pas encore une action de police.

Si le fait d’être pauvre augmente le niveau de stress et de malheur, si les personnes pauvres mangent essentiellement des produits gras et sucrés pour minorer ce malheur, alors même la distribution gratuite de fruits et de légumes n’y pourra rien et ressemblera à un cautère sur une jambe de bois.
Le fait que les individus pauvres soient statistiquement plus souvent obèses que les personnes vivant dans de meilleures conditions est simplement un marqueur de cette pauvreté et des souffrances qu’elle occasionne. Vouloir modifier l’alimentation des personnes aux conditions de vie précaires en leur offrant des brassées de fruits et de légumes, en leur rendant plus difficile l’accès aux produits gras et sucrés, n’est qu’une forme pernicieuse de mépris.
Aidons les personnes dans le besoin, par exemple en leur donnant du travail, en leur permettant de retrouver leur dignité, en faisant en sorte qu'elles puissent s’estimer et s’aimer. Et gageons qu’alors elles auront moins besoin de dévorer pour calmer leurs souffrances, qu'elles seront mieux à même d'être à l'écoute de leurs besoins fondamentaux.

Gérard Apfeldorfer 
www.gros.org


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DELESTRE F., MEYER K. Pauvreté, désintérêt nutritionnel et obésité. Médecine et nutrition, 2001, vol. 37, No 6, pp. 267-281
REGNIER F. Obésité, corpulence et statut social : une comparaison france / États-Unis (1970-2000). Recherches en Économie et sociologie rurales. INRA Sciences sociales. N° 1 - JUIN 2005.
LEMAIRE N., VOLATIER, JC, Avis sur l’exclusion sociale et l’alimentation. CNA, 34, 22/2/2002.
Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : comportement alimentaire TCA
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