La stigmatisation des " gros" les fait grossir davantage

Publié le par Daniel joubert dieteticien

La lutte contre le surpoids et l’obésité s’intensifie. Elle se base  essentiellement  autour des questions alimentaires et de l’activité physique, sans grand succès jusqu’alors, laissant en marge tous ceux qui ne sont pas dans les normes de poids Ceci commence dès le plus jeune âge et de plus en plus tôt.
Quelles sont les conséquences de cette stigmatisation ?
 Elles contribuent à majorer les difficultés que rencontrent certains, et participent sans doute à l’accroissement de l’obésité.
L'échec renouvelé des régimes amaigrissants, les pertes de contrôle qu'entraînent les privations, induit de la culpabilité qui peut s'accopagner ou se majorer par la honte de soi.
L’individu est renvoyé à une impuissance radicale (il n’a plus de prise sur rien, il ne peut plus rien maîtriser)
La stigmatisation ne crée probablement pas le surpoids et l’obésité, mais elle l’aggrave et l’entretient, dans un cercle vicieux difficile à vaincre et à stabiliser.
Les solutions ne passent sûrement pas par des systèmes centrés sur le renforcement de culpalisation .
Elle désocialise le rapport à l’alimentation, accroît l’anxiété du mangeur, ce qui brouille les signaux internes de faim et de satiété, et favorise les conduites de compensation.
Les solutions proposées de façon classique  pour la  prise en charge des problèmes de poids n’ont rien réglé, les généraliser à toute la population est très discutable.
Les mesures de prévention devraient s’articuler sur un modèle «  bio psycho social intégrant la lutte contre la stigmatisation des personnes en surpoids et une éducation alimentaire plus qu ‘une éducation nutritionnelle

Publié dans société education

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