Qui suis-je?

Diplômé en 1979 ; j'ai exercé dès 1980 en cabinet libéral et en centre hospitalisation pédiatrique.
Dans ce centre, j'ai organisé les premières actions d'éducation alimentaire pour des enfants et adolescents diabétiques et obèses, durant cette période, j'ai complété ma formation en nutrition par un diplôme universitaire.
Puis je me suis formé aux approches comportementales appliquées aux troubles alimentaires et aux problèmes de poids.
Je suis membre du groupe de reflexion sur obésié et surpoids( GROS) et participeà la prise en charge pluri disciplinaire des troubles alimentaires .
J'exerce également en centre de convalescence et plus particulièrement dans les domaines de la dénutrition et des suites des amputations du tube digestif .
Je consulte à Cabestany 66330 -
Secteur Médipole 04 68 50 31 18 -06 6941 49 30
Vous pouvez me joindre par courriel joubert.daniel@orangefr
  • Je vous reçois   :
  • si vous avez des problèmes avec la nourriture ( troubles alimentaires  majeurs ou mineurs voir test )
  • si vous souhaitez  des conseils pour organiser votre alimentation : femme enceinte, femme allaitant, sportif, personne travaillant en horaires décalées…
  •  si vous avez  une  pathologie nécessitant  une prise en charge nutritionnelle : hypercholestérolémie, diabète, insuffisance rénale, mucoviscidose, allergie alimentaire, maladie de Chron, inconfort intestinal, reflux gastro œsophagien, suite d'une amputatation du tube digestif
  • si vous souhaitez perdre du poids par soucis de santé ou d’esthétique.

          


 

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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 09:43
1.  Je pense que les personnes plus minces que moi sont plus heureuses et ont une vie meilleure ?
   2. Je deviens de plus en plus préoccupée par mon apparence physique et par mon poids?
   3. Je me compare continuellement aux autres et à leur corps ?
   4. Je me pèse continuellement ?
   5. J'ai extrêmement peur de devenir grosse ?
   6. J'ai de la difficulté à maintenir un poids approprié à mon âge, mon sexe et ma grandeur ?
   7. J'ai vu mon poids changer drastiquement durant les derniers mois ?
   8. Je tiens compte de la quantité de calories et de gras que contiennent les aliments que je mange ?
   9. Il y a certains aliments (tels que les produits laitiers, la viande et les sucreries) que je ne mange plus, afin de perdre du poids ?
  10. Il m'arrive de manger de très grandes quantités de nourriture en très peu de temps ?
  11. Je me sens coupable après avoir mangé ?
  12. Il m'arrive de manger en cachette ou de mentir quand on me demande ce que j'ai mangé ?
  13. J'ai très peur de ne pas pouvoir contrôler mon poids ou de perdre le contrôle quand je mange ?
  14. Je fais de l'exercice physique à outrance et s'il m'arrive de ne pas en faire une journée, je suis très contrariée ?
  15. Je fais de l'exercice physique même si je suis blessée ou malade ?
  16. Je n'ai plus de menstruation ? Ou : mon cycle menstruel est très irrégulier et il m'arrive de passer des mois sans avoir mes règles ?
  17. J'ai de brusques changements d'humeur, je me sens particulièrement émotive, irritable, dépressive ou anxieuse?
  18. Je n'ai pas envie de prendre les repas en famille ?
  19. Je m'isole de plus en plus et je passe moins de temps avec mes ami(e)s et ma famille ?
  20. Mes ami(e)s et mes parents me disent souvent que je devrais arrêter de faire des régimes amaigrissants ?
  21. Il m'arrive souvent d'avoir froid, d'être fatiguée et d'avoir des étourdissements ?
  22. J'ai remarqué que je perds mes cheveux ?

      Inspiré de : ANEB Québec, 2000

      Adapté par : Champagne et Hasan, 2002

     Si vous avez répondu à oui à plus d'une question, cela peut vouloir dire que vous avez des préoccupations vis-à-vis votre corps et votre alimentation. Nous vous encourageons à regarder nos ressources et à en parler à une personne de confiance.


Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : comportement alimentaire TCA
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 10:58


Il y  a longtemps que nous le disions Mangez en regardant la  télévision fait manger au-delà de sa faim donc plus.
De nombreuses études ont été faites sur le nombre d’heures passées devant les petits et grands écrans, mais très peu ont été centrées sur le fait de regarder la télé tout en mangeant
Une étude a été menée à Toronto par le Dr ANDERSON
« Notre système de régulation  des rations alimentaires est en réalité très bon et n'est pas déréglé en dépit de ce que l'on entend au sujet de l'épidémie d'obésité », dit-il.
Il a donc réalisé l'expérience suivante
Le Dr Anderson a donc décidé de regarder de plus près l'influence de la télévision sur la façon de manger.
Lorsqu'ils se présentaient au bureau du Dr Anderson, deux heures après leur petit-déjeuner  à la maison, la moitié des enfants recevait une eau édulcorée donc sans calorie, et l'autre moitié, une eau additionnée de glucose  donc apportant des calories
Un repas était servi 30 minutes plus tard.
Dans chacun des deux groupes  des enfants  mangeaient en regardant la télévision  , tandis que d'autres mangeaient la télévision éteinte.
Pendant la durée de l'expérience, les enfants sont revenus quatre fois, et ont été soumis à une condition d’expérience   différente  chaque fois.
Les enfants qui avaient pris un supplément calorique avant leur repas et qui ne regardaient pas la télé en mangeant sont ceux qui mangeaient le moins. et régulaient leurs apports caloriques
Par contre  chez les enfants qui regardaient la télé, les calories supplémentaires prises avant ne semblaient pas compter. Globalement, les enfants qui regardaient la télé ont pris en moyenne 228 calories de plus au repas.
Faites un calcul à l’année ?
On devrait sans doute plus insister sur les dangers relatifs au manger devant la télé que sur le nombre d’heures total
Imaginons un enfant qui regarde peu la télé disons  40 mm par jour mais uniquement en mangeant ?
Par Daniel joubert dieteticien
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 16:40
link« Un État totalitaire vraiment "efficient" serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude. La leur faire aimer – telle est la tâche assignée dans les pays totalitaires d'aujourd'hui, aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux, et aux maîtres d'école. » 
Aldous Huxley, Le meilleur des mondes


Qui pense à brûler les obèses ? Certes pas, à les entendre, nos politiques, qui ne veulent que le bien des Français, et qui veulent des Français en bonne santé, afin de réduire les frais médicaux. Certes pas le corps médical, qui ne veut que le bien des patients, et pour qui il apparaît légitime de pousser toute personne en surcharge pondérale à maigrir.
Que de bonnes intentions !
Mais l’Enfer, c’est connu, en est pavé !
Toutes ces bonnes intentions débouchent sur un nouveau modèle de société, que certains qualifient de fascisme sanitaire.
Le fascisme sanitaire en matière d’obésité, c’est l’intolérance exacerbée face à la différence physique, c’est la surveillance des déviations pondérales par le corps médical, c’est la moralisation et la diététisation de l’alimentation, c’est le rejet des personnes aux corps non conformes, ce sont des brimades et des punitions pour les récalcitrants. En attendant pire…
Rappelons quelques vérités : on ne fait pas ce qu’on veut de son corps, et celui n’est pas transformable à la demande. Certains, pour des raisons génétiques, ou qui tiennent à leur parcours pondéral, ou encore à leur psychologie, sont rondouillards, voire plus, et le resteront. Leur reprocher d’être comme ils sont est injuste et stupide.  Il n’est pas vrai qu’on est gros simplement parce qu’on a mal mangé, des aliments immoraux, diététiquement incorrects, et qu’on maigrit dès lors qu’on se met à manger des aliments diététiquement corrects. Ceux qui ont fait des régimes amaigrissants le savent bien : arrive un moment, tôt ou tard, où « ça se met à manger », malgré soi, où le mangeur est agi par des forces psychophysiologiques qui le dépassent.

Une médecine conséquente, dénuée de toute-puissance, devrait viser les objectifs suivants :

    * • Aider à rétablir une relation dénuée d’angoisse et de culpabilité avec ses aliments, à tenir compte de ses sensations et émotions alimentaires ;
    * • Aider les personnes en difficulté sur le plan psychologique à faire la paix avec elles-mêmes, affronter le monde et vivre leur vie ;
    * • Soigner au mieux les maladies induites ou aggravées par l’excès pondéral sans faire la morale.



Une prévention conséquente et humaniste, devrait obéir aux principes suivants :

   1. Permettre que chacun retrouver une relation d’amour avec la nourriture, des modes alimentaires conviviaux et joyeux, c'est-à-dire civilisés ;
   2. Décourager de maigrir en diététisant en rond, en faisant des régimes amaigrissants, qui ne font qu’aggraver les problèmes.
   3. Développer la tolérance aux différences, c'est-à-dire lutter contre la stigmatisation des obèses, cesser de faire l’apologie d’une minceur inaccessible à la plupart, aider chacun à se réconcilier avec son seul et unique corps.

Mais ce n’est pas à cela qu’on assiste. Tout au contraire, les pouvoirs publics, le corps médical, organisent la chasse à l’obèse, sous prétexte de prévention. On se propose de détecter tout enfant s’écartant des normes pondérales et de le placer sous surveillance diététique. Ses parents, soupçonnés de mal le nourrir, de lui donner accès à des aliments diététiquement incorrects, ne sont pas loin d’être accusés de maltraitance à enfant. Des cas comme celui du petit Connor britannique, qu’on a songé à retirer à sa mère jugée incompétente, ne sont pas si rares et se déroulent tout autour de nous, dans le silence des médias.
Toujours en ce qui concerne les enfants, ceux-ci font l’objet d’un matraquage où le nutritionnellement correct est présenté comme une nouvelle morale et où l’obésité devient la conséquence de fautes alimentaires, de conduites immorales. Il devient alors légitime de faire honte aux enfants gros, à moins qu’on ne les prenne en pitié, ce qui n’est guère mieux.
Dans le monde du travail, là aussi, il ne fait pas bon ne pas être conforme. Les entreprises considèrent qu’il est de leur intérêt d’avoir des employés en bonne forme physique. Il paraît dès lors logique pour elles de ne pas embaucher, ou bien de licencier les personnes non conformes, soupçonnées d’être moins performantes.
Le rejet des personnes pondéralement non conformes se fait aussi bien évidemment sentir dans la vie relationnelle de tous les jours, dans les regards désapprobateurs lancés aux gros, dont les péchés se lisent dans la silhouette. Les discours sur l’obésité tenus par les pouvoirs publics, par le corps médical, par le corps enseignant,  assimilant l’obésité à un manque de savoir manger, à une faute personnelle, réparable si l’individu accepte de venir à résipiscence, conduisent naturellement à penser que si l’obèse ne maigrit pas, c’est qu’il est une personne de moindre valeur, sans intelligence ni volonté. Il n’est donc ni désirable ni aimable.
Certes des organismes comme la Halde, le Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité, récemment mise en place, font de l’excellent travail, mais que peut une telle organisation contre ces messages subliminaux permanents, qui susurrent qu’on est gros en raison de fautes ou d’erreurs personnelles, d’un manque de respect de la morale alimentaire ?

Je m’inquiète du devenir de nos enfants qui, pour toute éducation alimentaire, ne reçoivent qu’une information nutritionnelle.
Je m’inquiète pour le sort des pas-encore-gros, tous ceux qui n’ont aucun problème pondéral, mais qu’on angoisse et culpabilise, à qui on fait perdre le plaisir de manger.
Je suis profondément révolté par ce sort injuste fait aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire.
Tous subissent cette exacerbation de la pression sociale, imposant à tous un corps svelte, ayant les apparences de la jeunesse, sous peine d’être rejeté par la société. Tous subissent les fausses solutions que sont la surveillance diététique et l’agitation corporelle obligatoire.
Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 17:25
La ghréline, une hormone *sécrétée par l'estomac, agit sur les régions du cerveau associées à la satisfaction et à la motivation qui sont aussi impliquées dans les dépendances  selon des recherches menées aux USA (Université of Texas Southwestern)
La ghréline est une hormone qui déclenche la sensation de faim
Cette  hormone agirait également en diminuant l’anxiété.
 Face à un stress chronique, le niveau de gréline sanguin augmente au fur et à mesure que l’anxiété diminue.
Ces résultats confirment que les deux motivations pour manger : les signaux métaboliques (baisse de sucre sanguin)    et les signaux de plaisir sont  imbriquès
Les niveaux de gréline élevé pousseraient à manger des aliments plus caloriques ou apportant plus de plaisir selon des expériences menées au Canada ( Université de Mc Gill)
Cette action expliquerait que les personnes subissant un  stress chronique ont tendance à manger plus souvent et à choisir des aliments plus caloriques.
L’augmentation de l’obésité dans les pays occidentaux  pourrait également s’expliquer par l’augmentation du stress chronique et par la disponibilité d'aliments riches
La prise  en charge  du stress et l’approche comportementale des conduites alimentaires devraient être proposées dans le traitement de l’obésité en première intention.
*Une hormone est un messager qui communique entre les différentes parties du corps par voie sanguine

Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : comportement alimentaire TCA
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 14:54


Mangez un aliment que l’on aime en général sucré et gras est    décrit comme un des moyens habituels  utilisé pour faire face a des émotions négatives : contrariété, colère, frustrations diverses, tristesse, inquiétude, anxiété mal identifiée …
« Quand ça  ne va  pas fort ou que je suis  contrarié(e), je me rue sur un paquet de biscuits que je dévore en quelques minutes ou bien  je n’arrête pas de faire des allers-retours dans le placard et, à la fin, j’ai bouffé le paquet ».ce  type de discours, je l’entends tous les jours.
Les personnes en « mal de poids » qui ont ce type de comportement se sentent deux fois coupables ; une première fois car elles mangent pour se réconforter, une seconde car elles mangent des aliments tabous.
Cette notion d’aliments « tabous » est étrangère à beaucoup, mais ceux qui ont des problèmes avec leur poids la connaissent trop bien.
Ce sont les aliments que l’on voudrait tenter d’éviter car ils feraient grossir, ils sont malsains ....
Ce type de croyances sont de plus courrantes ,certes ces aliments sont plus riches mais est ce en les diabolisants que l''on trouve la solution?….
On ne peut pas jouer à cache avec ces aliments, ils finissent par nous rencontrer et là c’est le Waterloo du contrôle alimentaire...
Essayons d’aborder le problème autrement  est ce que manger pour se réconforter est vraiment mauvais ?
La recherche  de réconfort face à une situation traumatique est tout à fait normale, manger fait partie d’un certain nombre de stratégies qui vont permettre d’y arriver.
Certes on peut faire un travail sur l’utilisation d’autres stratégies ou sur la gestion des situations, mais  manger reste une alternative...
Sur le choix des aliments réconfortants, je dirai simplement qu on se réconforte plus facilement avec du chocolat qu’avec une branche de céleri….
Mais que se passe-t-il quand les aliments que nous choisissons sont des aliments tabous ,qu’advient-il si le simple fait de se réconforter est considéré comme un délit,ou que l’on a honte de le faire , que se passerait-il si nous tentons de nous réconforter avec un autre aliment
Dans ce cas, on  mangera sans arriver au réconfort et bien souvent au repas suivant, on mangera sans avoir faim ou sans en prendre acte.
Au lieu de le faire en se culpabilisant et en mangeant ces aliments souvent montrés du doigt par les grands apôtres du diététiquement correct, on pourrait les consommer autrement.
Il premièrement prendre acte que l’on mange sans avoir faim et qu’on le fait à d’autres fins, deuxièmement à le faire de façon détendue en dégustant.
Par exemple il faudrait essayer de se détendre une dizaine de minutes avant de commencer à manger, essayer de déguster ces aliments d’en retirer tous les bienfaits en cessant d’en passer du mal ou de vous juger .
Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : maigri autrement
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 17:00


Un jour une petite fille au sortir de l’école
Après avoir raconté à son père sa journée
Ajoute’  tu sais à la cantine,la dame  elle est un peu fada »
Son père lui demanda le comment et pourquoi
Oui, dit elle ne sait  pas pourquoi on ne finit pas !
Oui quand des fois, je ne finis pas
Avec une grosse voix, elle dit pourquoi tu ne finis pas
Moi j’ai déjà dit c’est parce que je n’ai plus faim
Mais elle ils me dit que c’est mal de faire ça
Que si on fait comme ça on a faim à cinq heures
Moi aujourd’hui j’ai dit qu’elle ne pouvait pas savoir
Que si on a faim a cinq heures, on pouvait manger
Qu’on ne pouvait pas savoir avant  d’avoir faim
Qu’a-t elle dit «  oh rien elle est  partie en se grattant la tête

Moralité «  la vérité sort de la bouche des enfants « 

Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 15:01
La discrimination envers les gens ayant un surpoids, particulièrement les femmes, est aussi fréquente que la discrimination raciale selon une récente étude  américaine.

Cette étude comparait les expériences de discrimination basées sur le poids, la race et le sexe rapportées dans une enquête nationale représentative auprès d'adultes de 25 à 74 ans.
Les résultats montrent la nécessité de traiter la discrimination basée sur le poids comme une forme de préjudice, comparable aux discriminations basées sur d'autres caractéristiques qui reçoivent déjà une protection légale ”, dit Rebecca Puhl, auteur principal de la recherche.

 L'étude montre que les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de rapporter une discrimination basée sur le poids
Les mauvais traitements interpersonnels dus à l'obésité sont courants

 Les hommes ne sont pas à risque sérieux de biais basé sur le poids tant que leur indice de masse corporelle (IMC) (1) n'atteint pas 35 ou plus, alors que les femmes commencent à vivre une augmentation notable du risque de discrimination  dès que l'indice atteint 27.
L'indice de masse corporelle santé se situe entre 18.5 et 25; le surpoids se situe entre 25 et 30 et l'obésité à 30 et plus.

 Voici des exemples d'indice de masse corporelle de 27:
 - 68 kg (150 lbs) pour une personne mesurant 1.60 m
 - 73 Kg (160 lbs) pour une personne mesurant 1.65 m 

 Tatiana Andreyava, coauteur, précise que la discrimination basée sur le poids est plus prévalente que la discrimination basée sur l'orientation sexuelle, la nationalité ou l'ethnie, les handicaps physiques et les croyances religieuses.

Il est probable que cette stigmatisation  vis-à-vis du poids aggrave le problème car elle augmente la tendance à manger
La lutte contre la stigmatisation  vis-à-vis des problèmes de poids doit être intégrée dans les programmes de prévention  de l’obésité et même en être au cœur


Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 17:53

 Des recherches précédentes ont montré que les troubles alimentaires sont plus fréquents chez les danseuses professionnelles de ballet tout comme chez les athlètes de haut niveau.
 Une récente recherche britannique montre que les enfants qui dansent ont également plus à risque de développer des troubles de l'alimentation plus tard.
Les chercheurs ont interrogé 546 femmes de 17 à 55 ans. Les comportements indiquant un trouble alimentaire, l'image corporelle et les signes de dépression étaient évalués.
Environ deux tiers des femmes qui avaient dansé lorsqu'elles étaient enfants présentaient des troubles alimentaires
Bien qu'aucune différence n'ait été observée quant à l'indice de masse corporelle, les femmes qui avaient déjà dansé enfant avaient  plus de comportements boulimiques, étaient plus préoccupées par leur poids et avaient un plus grand désir d'avoir un corps parfait.
L'auteur de la recherche fait remarquer que ce qui est considéré comme le poids parfait pour une danseuse de ballet est à la limite de la zone de danger de développement de l'anorexie.
Il faudrait sans doute faire une véritable politique d’information à ce sujet tant aux près des enseignants, des enfants, des parents
Les parents d'enfants fréquentant les écoles de danse dans lesquelles un discours récurant sur le poids est pratiqué doivent savoir tempérer ces discours


Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : comportement alimentaire TCA
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 18:23
La lutte contre le surpoids et l’obésité s’intensifie. Elle se base  essentiellement  autour des questions alimentaires et de l’activité physique, sans grand succès jusqu’alors, laissant en marge tous ceux qui ne sont pas dans les normes de poids Ceci commence dès le plus jeune âge et de plus en plus tôt.
Quelles sont les conséquences de cette stigmatisation ?
 Elles contribuent à majorer les difficultés que rencontrent certains, et participent sans doute à l’accroissement de l’obésité.
L'échec renouvelé des régimes amaigrissants, les pertes de contrôle qu'entraînent les privations, induit de la culpabilité qui peut s'accopagner ou se majorer par la honte de soi.
L’individu est renvoyé à une impuissance radicale (il n’a plus de prise sur rien, il ne peut plus rien maîtriser)
La stigmatisation ne crée probablement pas le surpoids et l’obésité, mais elle l’aggrave et l’entretient, dans un cercle vicieux difficile à vaincre et à stabiliser.
Les solutions ne passent sûrement pas par des systèmes centrés sur le renforcement de culpalisation .
Elle désocialise le rapport à l’alimentation, accroît l’anxiété du mangeur, ce qui brouille les signaux internes de faim et de satiété, et favorise les conduites de compensation.
Les solutions proposées de façon classique  pour la  prise en charge des problèmes de poids n’ont rien réglé, les généraliser à toute la population est très discutable.
Les mesures de prévention devraient s’articuler sur un modèle «  bio psycho social intégrant la lutte contre la stigmatisation des personnes en surpoids et une éducation alimentaire plus qu ‘une éducation nutritionnelle

Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 10:42
L’orthoréxie (de « orthos » correct, et « orexis » appétit)ne concerne pas la quantité de nourriture ingérée, mais l’attitude vis-à-vis du choix de cette nourriture et ou de l’organisation des  repas.
L’ensemble des spécialistes ne sont pas unanimes sur la définition de ce trouble.
Il est vrai que l'on peut débattre sur ce sujet : est ce qu’avoir le soucis  de ne consommer que des légumes sans OGM est de l’ordre du trouble alimentaire  orthoréxie ?
La réponse que je ferai serait plutôt non mais jusqu'à un certain point
Le Dr BRATMAM a mis au point un test permettant d’évaluer le niveau de la perturbation.( Voir en fin d’article)
L’orthorexique passe un temps inconsidéré à rechercher les aliments parfaits et planifie ses repas plusieurs jours à l’avance pour ne pas être pris au dépourvu.
Les aliments se parent de qualité » magique », au final ingérer un aliment malsain provoque un mal-être comme si le caractère malsain de cet aliment avait affecté la valeur personnelle du mangeur.
C’est à partir de là que le malaise commence à mon avis ; les conséquences sont à la fois personnelles et collatérales.
Ce n’est donc pas la volonté de manger sain et ou parfaitement équilibré en soi qui pose un problème, mais la démesure de ce comportement, qui vire à l’obsession. Et la mise en place de système d’hyper-- vigilance alimentaire, cet état étant faillible, l’orhoréxie peut être l’antichambre des troubles alimentaires plus graves (anorexie, boulimie, hyperphagie)
Cette recherche de perfection conduit à un isolement social et affecte des relations interpersonnelles.
Dans les phases d’hyper vigilance, cette recherche du « diététiquement correct ’ donnent à ceux qui les respectent un sentiment de supériorité et ils s’érigent en donneur de leçons.Ils finissent par établir en quelques sortes une dictature diététique qui est délétère et impliquée dans les facteurs favorisants des troubles alimentaires ( boulimie hyperphagie anorexie)
TEST  de BRATMAM   afin  d’évaluer 
* Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
        * Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?
        * La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster ?
        * La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?
        * Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?
        * Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
        * Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments « sains » ?
        * Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
        * Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
        * Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?
 En répondant oui à 4 ou 5 des questions ci-dessus, vous révélez qu’en ce qui concerne votre alimentation, mieux vaudrait avoir une attitude plus détendue. En répondant oui à toutes les questions, vous montrez que vous êtes complètement obsédé par le fait de manger sain.
Des solutions existent : il faudra faire dans un premier temps un  accompagnement psychodiététique afin d'apprendre à manger en paix , à l'écoute des sensations internes
. Car si la santé physique se construit grâce à la nourriture, la santé psychique se construit par le plaisir.


Par Daniel joubert dieteticien - Publié dans : société education
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